Toutes
les Energies Auto
Biocarburants
Il s'agit de carburants obtenus par conversion
des biomasses végétales. Ces carburants peuvent être
substitués aux hydrocarbures, leur tort est d'être
plus coûteux à produire (par rapport au coût
de pompage et de raffinage du pétrole, qui est très
bas), et rejettent quasiment autant de CO2, mais leur atout
est que ce dioxide de carbone est celui que les plantes ont
absorbé lors de leur croissance.
A quelques pertes près, les biocarburants sont donc
neutres du point de vue de l'émission de gaz à effet
de serre, et un autre atout est que l'usage de biocarburants
permettraient de réduire la dépendance énergétique
vis-à-vis de l'étranger, car ils peuvent être
produits en France (en créant des emplois en zone rurale),
mais ce qui bloque aujourd'hui leur développement est
le flou qui entoure leur fiscalité. Après qu'un
producteur ait été poursuivi en justice pour
usage de carburant sans autorisation, et non-acquittement de
la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers
(à laquelle l'huile végétale brute qu'il
produisait avait été assimilée), les entrepreneurs
n'ont plus envie de prendre des risques, mais on attend une
décision de Bruxelles pour venir retourner cette situation.
Et à Paris aussi, la situation est en train de changer,
plusieurs projets sont aujourd'hui en cours sur le territoire
français.
Diméthyléther
Plus communément appelé DME, il s'agit d'un
carburant de substitution au gazole, normalement obtenu à partir
du gaz naturel. Comme le GPL, c'est un gaz, mais il a propriété de
se liquéfier sous une pression de quelques atmotsphères.
Doté d'un très bon rendement, il a de surcroît
une combustion plus propre que celle du gazole, mais cet atout
est diminué de par la pollution produite lors de sa
production (à la raffinerie, à partir du gaz
naturel).
Plusieurs constructeurs de poids
lourds travaillent actuellement à développer
l'usage de ce carburant, mais aucun pays n'a lancé de
programme politique pour en promouvoir la consommation de quelque
façon que ce soit.
Electricité
Le plus ancien carburant après l'essence et la vapeur
puisqu'il existait des voitures électriques au XIX° siècle.
Elles allaient même vite puisque la première voiture à atteindre
les 100 km/h fut électrique (la « Jamais-Contente »),
et on sait faire bien mieux aujourd'hui puisqu'un prototype à moteur électrique
a dépassé les 300 km/h, mais c'est toujours la
question des batteries qui pose problème.
Aucune voiture électrique n'a une autonomie supérieure à 250
km, et il faut alors plusieurs heures pour la recharger. De
nombreux projets sont en cours pour développer des batteries
plus performantes, mais il faudra encore bien des années
avant qu'elles soient accessibles en quantité, et surtout...
bon marché.
En attendant cela, la voiture électrique est tout de
même intéressante pour la personne qui ne fait
jamais plus de 50 km par jour (ou qui a dans ce cas un autre
moyen de transport), et qui dispose d'un garage où recharger
son auto la nuit.
L'achat d'une voiture électrique est encouragé par
le gouvernement qui verse une prime à tout acheteur.
Essence
Le carburant du passé, du présent et de l'avenir à court
terme, mais ce avec d'autant moins de peine que les pétroliers
ont depuis 30 ans réalisé un travail considérable
de « dépollution » de l'essence. Le plomb
a disparu, le benzène est sur la même voie.
Mais la plus grande difficulté à laquelle les
pétroliers sont aujourd'hui confrontés est de
faire un nouveau carburant que puisse supporter les vieilles
autos toujours en circulation. Ce souci écarté,
donc en commercialisant un carburant qui ne serait pas accepté par
une vieille voiture, une essence
25% moins polluante que celle d'aujourd'hui est possible tout
de suite.
Elf l'avait montré avec son produit « Optane Evolution »,
ce carburant a malheureusement été abandonné lors
de la retructuration qui a suivi la fusion avec Total, mais
le carburant « Optane », en vente dans toutes les
stations Elf est l'un des plus propres du marché.
moteur nature soutient un projet
de commercialisation d'une essence moins polluante.
Ethanol
Alcool produit chimiquement à partir d'éthane
ou d'éthylène (des hydrocarbures gazeux), un
peu plus cher à produire que l'essence, et qui peut
aussi être produit biologiquement (on dit alors bio-éthanol,
sauf aux USA où l'éthanol chimique est quasiment
inexistant), par exemple avec des betteraves sucrières,
mais également des céréales (blé,
orge ou maïs aux USA).
Moins bon rendement que l'essence
: il faut 150 litres d'éthanol pour remplacer 100 litres
d'essence, mais combustion plus propre. Couramment utilisé comme
additif à l'essence car permet d'en accroître
l'indice d'octane.
La Commission de Bruxelles étudie une directive visant à promouvoir
l'usage du bio-éthanol (voir bio-carburants ci-dessus).
Gaz naturel
Composé essentiellement de méthane, le gaz naturel
est le moins polluant de tous les carburants pouvant se substituer à l'essence.
Il est plus propre que le GPL car il produit moins d'oxydes
d'azote, et il est aussi moins dangereux, car plus difficile à enflammer,
mais le méthane étant un important gaz à effet
de serre, toute déperdition à la production,
ou lors de la distribution est plus néfaste qu'avec
tout autre carburant.
Tout véhicule peut être converti pour fonctionner
au gaz naturel, la transformation est comparable à celle
pour le GPL, et c'est aujourd'hui près de 400 000 véhicules
qui ont adopté ce carburant en Europe. On dénombre
26 stations en Suisse, plus de 300 en Italie, près d'une
centaine en Allemagne, on peut aussi en trouver plusieurs au
Danemark, et BMW, Citroen, Fiat, Ford, Iveco, Mercedes, Renault,
Toyota et Volvo fabriquent en série régulière
des autos étudiées pour ce carburant.
En France malheureusement, les
quelques stations qui distribuent
du gaz naturel ne sont en principe pas accessibles aux particuliers,
et ne servent que
pour des flottes captives. La
faute résidant essentiellement
dans le monopole de GDF sur la
distribution du gaz naturel.
Gazole
Le gazole est le carburant le plus polluant
du marché.
Il s'est heureusement bien amélioré récemment
de par l'action des pétroliers qui en sont su l'alléger
de ses composants les plus nocifs, mais sa combustion libère
toujours des particules particulièrement nocives, d'où l'invention
de filtres pour les recueillir. Dans un véhicule ainsi équipé,
le gazole n'est quasiment plus polluant que l'essence, avec
l'avantage supplémentaire d'être plus énergétique
(un moteur diesel consomme qu'un moteur à essence).
A côté du gazole dérivé du pétrole,
il est possible de fabriquer du gazole à partir de gaz
naturel (procédé de synthèse de Fischer
Tropsch), mais la transformation étant coûteuse,
polluante et complexe, on ne l'emploie que dans les pays qui
possèdent d'importants gisements de gaz naturel (mais
pas de pétrole).
GPL
Ce carburant a été très en vogue aux
Pays-Bas, en Belgique et en Italie dans les années 70
et 80, jusqu'à ce que l'on découvre la supériorité du
gaz naturel. Mais en France, de par un parc installé conséquent,
une taxation avantageuse, et la lenteur des politiques à s'engager
sur la voie du gaz naturel, le
GPL a encore un bel avenir devant lui.
Composé théoriquement à parts égales
de butane et de propane, ces proportions, varient selon les
saisons (on augmente la proportion de butane quand il fait
chaud). Le développement du GPL en France n'est cependant
pas pas ce qu'il aurait pu être, du fait des errements
des politiciens qui auraient dû le promouvoir. Son développement
avait ainsi été stoppé net au jour de
l'interdiction de la bicarburation (au début des années
80), qui a duré plusieurs années, et ce n'est
qu'en 1993 qu'une incitation conséquente, par une baisse
de la fiscalité, a vraiment permis l'essor de ce carburant.
Mais le législateur s'est trompé, car il a interdit
les soupapes de sécurité qui évitent l'explosion
d'un réservoir de GPL soumis à une forte température.
Ce n'est qu'après qu'un malheureux pompier soit devenu
la victime de cette erreur, que cette fameuse soupape est devenue
obligatoire (alors qu'elle l'était déjà depuis
longtemps dans les autres pays), mais l'image du GPL en a été ternie
(alors que c'est celle des politiciens fautifs qui aurait dû l'être).
En attendant le GNV et les piles à combustible, il est
pourtant avantageux de rouler au GPL, significativement moins
polluant que l'essence, et salissant beaucoup moins le moteur
puisqu'il n'y dépose pas de calamine.
Hydrog ène
L'hydrogène est invisible, mais il y en a partout,
par exemple dans l'eau et c'est l'élément le
plus commun de toute la création, il est impossible
de jamais en manquer. Très largement utilisé en
chimie, plus de 600 milliards de mètres cube d'hydrogène
sont produit chaque année, et les infrastructures pour
en produire encore plus sont déjà en place. Autre
atout, l'un des leaders mondiaux de l'hydrogène est
une entreprise française : L'air liquide. L'essentiel
de la production de l'hydrogène dans le monde s'effectue à partir
de gaz naturel, mais il est également possible d'en
produire de manière renouvelable, par lectrolyseexemple
avec des éoliennes, ou grâce à l'énergie
solaire, et la recherche se porte aussi sur certaines bactéries,
telles qu'on les trouve, par exemple, au large de Naples, et
qui produisent de l'hydrogène à longueur de journée.
Matière dangereuse car détonnante, des normes
très strictes sont à l'étude pour la mise
en place d'un réseau de distribution d'hydrogène,
mais il est assez possible que l'hydrogène ne soit pas
commercialisé sous sa forme pure. Plusieurs fabricants
travaillent en effet à trouver une astuce chimique qui
convertirait l'hydrogène, gaz dangereux, en un liquide
inoffensif, facile à transporter, et qu'un réformeur
embarqué (installé de manière fixe dans
les voitures) viendrait retransformer en hydrogène au
fur et à mesure des besoins (à l'image de ce
que propose dés aujourd'hui la société Millenium
Cell). L'hydrogène est utilisable soit en tant que carburant,
soit en tant que vecteur d'énergie dans une pile à combustible.
L'hydrogène carburant :
L'hydrogène peut fonctionner dans un moteur thermique
(à essence) conventionnel, mais du fait de la densité extremement
faible de l'hydrogène, l'alimentation et la distribution
sont profondément différents de ceux d'un moteur à essence,
même si, c'est une prouesse, des solutions de bicarburation
ont été mises au point (par BMW et Mazda). Le
moteur thermique alimenté en hydrogène est quasiment
non polluant, puisque la vapeur d'eau mise à part, il
ne rejette que des oxides d'azote.
L'hydrogène vecteur d'énergie
:
L'hydrogène sert ici à alimenter une pile à combustible,
laquelle ne sait fournir aucune force motrice, mais produit
de l'électricité, pour permettre le fonctionnement
d'un moteur électrique qui lui fera avancer l'auto.
Voir le principe de fonctionnement
d'une auto à pile à combustible
haut
Méthanol
Chimiquement très proche du méthane (d'où son
nom), son principal avantage est d'être liquide, d'où un
transport et un stockage bien
plus facile, on l'appelle aussi alcool de bois.
Le méthanol peut-être utilisé dans tout
moteur à essence, mais il est d'une part plus corrosif,
ce qui entraine de devoir remplacer toutes les canalisations
par où il passe, et d'autre part plus performant de
par un indice d'octane plus élevé : un moteur
marche mieux en fonctionnant avec du méthanol car les
explosions sont plus fortes, d'où une usure accrue.
Il n'y a pas d'exemple de moteur marchant au méthanol
ayant accompli de gros kilométrage.
Le méthanol sert aujourd'hui essentiellement aux modelistes,
dont les petites voitures ont
besoin du carburant le plus performant qui soit pour leurs
moteurs de la taille d'une boite d'allumettes.
Moins polluant que l'essence,
mais plus que le gaz naturel
(sans compter la pollution pour le fabriquer), le méthanol n'a guère d'avenir,
sinon comme additif à l'essence normale, qu'il permet
de rendre un peu moins polluante, et un peu plus performante.
Des expériences sont en cours au Canada. Et sur un tout
autre plan, les prototypes NECAR de Mercedes, équipés
d' une pile à combustible, fonctionnaient en fait au
méthanol, et c'était un réformeur qui
convertissait le méthanol en l'hydrogène dont
le pile a besoin. Cette solution a aussi été étudiée
par General Motors qui l'a vite abandonné, car la conversion
méthanol/hydrogène est polluante. Et en 2004,
il ne semble plus qu'il y ait un seul constructeur automobile à poursuivre
des recherches sur le méthanol, tous sont passés à l'hydrogène.
Infos utiles auto / moto :
Documents à fournir
pour la vente de votre véhicule, Comment
rédiger une annonce,
A quel prix vendre votre auto
Centres
controles technniques, Carte
des Radars, Cartes
et Plans, Assurances,
Crédit auto, Energie Auto, Quand
changer son pare brise,
Conseils pour la vente de sa moto,
Infos utiles immobilier :
Immobilier
neuf, Immobilier
investissement, Crédit
Immobilier,
|
|
|